Sur les années récentes, la professionnalisation et la rationalisation des achats constituent une source d’économies très importante pour les établissements de santé. Le programme de performance hospitalière pour des achats responsables (PHARE), lancé en 2011 par le Ministère de la santé, a permis de déployer des plans d’action « achats » dans plus de 100 établissements, dont les gains sont estimés à près de 1 Md€ sur la période 2015-2016. Cette démarche s’est poursuivie en 2017 dans le contexte du développement des groupements hospitaliers de territoires. En lien avec cette évolution, les charges à caractère hôtelier et général (titre 3), qui affichaient des hausses de 4,9%, 3,2% et 0,8% respectivement de 2012 à 2014, augmenteraient de +2,6% en 2016, soit un rythme analogue à 2015. Au sein de ces charges, les quatre postes de dépenses les plus importants (84% du total) diminuent depuis 2014. Il s’agit des « achats stockés et autres approvisionnements », tels que l’alimentation, les produits d’entretien, les fournitures d’atelier, de bureau et informatiques, le linge et l’habillement (17% des charges du titre 3), des « achats non stockés de matières et fournitures », tels que l’eau, l’électricité, le chauffage (17%), des « services extérieurs », tels que les crédits-bails mobiliers et immobiliers (22%) et des « autres services extérieurs », tels que les indemnités aux comptables et régisseurs, publications, relations publiques, transports de biens et d’usagers (29%). Toutefois, les « autres charges de gestion courante » (13%) tireraient à la hausse les charges de titre 3, avec une progression de 19,5% en 2016 De plus, une partie des achats des EPS sont retracées dans les charges à caractère médical (titre 2), dont les deux principaux postes sont les « produits pharmaceutiques et produits à usage médical » (50% des charges) et les « fournitures, produits finis et petit matériel médical et médico-technique » (27%). Ces dépenses sont en croissance rapide, poussées par l’innovation et le développement de nouveaux traitements coûteux, avec des hausses respectives de 6,1% et 4,2% en 2016. A l’inverse, les « achats de marchandises à caractère médical et pharmaceutique » sont en fort repli, à -27,9% en 2016.